Société

Procès putsch de 2015: l’ex belle fille du général Diendéré à la barre

Fatoumata Thérèse Diawara, ex compagne du fils aîné du général Diendéré est inculpée dans le dossier du coup d’État pour avoir passé des appels téléphoniques et envoyé des messages au colonel Zakaria Koné et aux généraux Bassolé et Diendéré. Elle ne reconnaît pas les faits qui lui sont reprochés.

Elle dit avoir appelé le 29 septembre, le général Bassolé qui était l’ami de sa défunte mère. Elle dit avoir informé son interlocuteur que des soldats du l’ex RSP étaient encerclés et que les familles de ces soldats avaient besoin d’argent. Pourtant selon la retranscription de l’appel lue par le parquet, il ressort qu’elle a demandé du soutien au général Bassolé pour permettre aux soldats de se battre. Une déclaration qu’elle réfute et rejette du même coup que la retranscription de tous les appels. Ses conseils iront dans le même sens en demandant que cette pièce soit écartée du dossier.

” C’est du copier-coller. Avec une voix on peut tout faire. Il y a des procédures en matière d’écoute. Aucun des audios qu’on tente de lui attribuer n’a été expertisé .Nous ne souhaitons pas qu’on ne nous les oppose pas”, indiqué l’accusé. Dans la même optique, Me Seydou Yamba Roger, ajoute que leur cliente n’a jamais été confrontée à cette pièce.

« Sinon nous aurions exercé nos droits” poursuit-il. Selon le parquet cette requête n’est pas recevable et à la chambre de contrôle, il a été proposé à l’accusé d’écouter les audios, mais sans succès. Elle a refusé cette proposition, selon le parquet. “La chambre de contrôle m’a traumatisé .J’étais crispée. On m’a traité de tous les noms, raison pour laquelle je ne voulais plus écouter les audios “, a expliqué l’accusé pour justifier son refus.

Me Hervé Kam quant à lui indique que les avocats avaient en leur possession tout le dossier et qu’ils n’ont pas tout consulté. “Quand j’ai écouté les audios j’ai eu froid au dos. Donc je comprends pourquoi la défense ne veut pas qu’on les oppose à leur cliente. Ce n’est pas le jour de la chasse qu’on dresse son chien. Aujourd’hui ce n’est pas possible”. Le président rendra sa décision à la clôture des débats et indique que si la pièce est écartée, il n’en tiendra pas compte lors de la délibération.

L’interrogatoire de Fatoumata Thérèse Diawara se poursuivra lundi à 9h.

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