Société

Occupation des parcelles dans les zones industrielles, le ministère du Commerce donne jusqu’au 16 mars prochain aux unités pour se conformer

Le ministère du Commerce a lancé une opération de recensement de l’occupation des parcelles dans les zones industrielles du Burkina Faso depuis le 20 janvier dernier. L’opération qui devait prendre fin le 28 février prochain concerne les trois grandes villes du pays, Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Koudougou. Un travail qui doit permettre d’établir le taux d’occupation réel des zones et d’identifier les éventuelles parcelles encore disponibles pour recevoir de nouveaux projets d’investissements. Mais à 48h du terme de cette opération, seul 2,32% des unités ont renseigné les services du ministère sur un total de 560 parcelles identifiées dans les bases de données.

Le ministère du Commerce donne jusqu’au 16 mars prochain aux unités pour être en règle. « Vous avez des parcelles à usage d’habitation, des parcelles qui sont utilisées comme des entrepôts, des personnes qui sont utilisées comme des garages, non occupées avec juste des clôtures, des parcelles complètement nues et pendant ce temps nous avons du mal à trouver des parcelles pour les investisseurs », a déclaré le Directeur général du développement industriel Sylvanus Traoré.

Selon M. Traoré, « cette opération va nous permettre d’assainir ce fichier et une fois qu’on aura fait le tour de toutes les attributions, celles qui sont à jour il n’y aura pas de problème, celles qui ne sont pas à jour et qui peuvent se mettre à jour, on les accompagnera pour se mettre à jour mais celles qui ne sont pas du tout et qui ne peuvent rien y faire, on va leur demander de libérer ces parcelles pour qu’on puisse les attribuer à ceux qui sont porteurs de projets viables. On vient de prolonger l’opération jusqu’au 16 mars. Ils ont encore quasiment trois semaines à remplir ces fiches et joindre les informations qu’on leur demande de joindre ».

Plusieurs entités et structures professionnelles ont été informées du lancement de l’opération.

« Pour le lancement de l’opération nous avions mis à contribution un certain nombre d’associations professionnelles et d’associations patronales comme le Conseil national du patronat burkinabè (CNPB), la Fédération Nationale des Industries Agro-Alimentaires et de Transformation du Burkina (FIAB), le Groupement professionnel des industriels et la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina, histoire pour diffuser l’information auprès de leurs membres, histoires pour elles de fournir un certain nombre d’informations pour nous permettre de mieux apprécier le taux d’occupation de parcelle en zone industrielle afin de nous assurer que les attributaires de ces parcelles ont effectivement réalisé les projets d’investissements qu’ils avaient prévus de réaliser sur ces parcelles », a dit le Directeur général du développement industriel.

« Les entreprises devaient s’adresser à la direction générale et aux deux directions régionales, les Hauts-Bassins pour Bobo-Dioulasso et le Centre-Ouest pour Koudougou. Elles devaient récupérer des fiches d’informations qu’elles devaient renseigner et joindre des documents et tout cela allait nous permettre d’apprécier », a ajouté Sylvanus Traoré.

Lamine Traoré

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