Société

Décès du roi Kupiendieli du Gulmu (Est) : 72h de deuil dans le Gulmu

Sa majesté Kupiendieli, 31e roi du Gulmu (région de l’Est du Burkina), est décédée dans la nuit de vendredi. Sur place, des rites funéraires qui accompagnent le roi dans son ultime voyage commencent à se mettre en place, rapporte le correspondant de radio Oméga.

A Fada N’Gourma, capitale de la région de l’Est, tout tournait au ralenti après l’annonce de la mort du roi. Marchés et autres lieux de regroupement étaient également fermés. La fermeture du marché et de celui à bétail ainsi que le respect de 72h de deuil ont été annoncés par le maire de la ville dans un communiqué.

Inutile de s’attendre à la divulgation d’un programme du cérémonial funèbre car les rites suivant le décès du roi doivent être secrets et seuls des initiés qui n’ont pas droit d’en parler ont la primeur de ces informations. Dans le langage qui convient pour la mort du roi des Gourmantché, on dit le « baobab est tombé », « le soleil ne s’est plus levé ».

« Notre tradition en tant que telle est un mythe de sorte qu’on ne peut pas divulguer certains secrets de haute importance comme par exemple cet évènement qui vient de se produire. On ne peut pas donner les détails de la suite parce que chaque partie de ce pays a ses us et coutumes. Nous les Gourmantché, nous sommes un peuple avec beaucoup de paramètres. Il y a beaucoup de personnes qui vont arriver, chacun va apporter sa part de tradition pour la suite des évènements. C’est une sorte de rencontre de toutes les personnes ressources, des leaders coutumiers du royaume. Et c’est ensemble que nous décidons des directives à prendre pour la suite. Mais ces directives sont d’ordre secret», a expliqué le Premier ministre du roi.

Toute la population peut-elle venir au palais pour les condoléances ?

« Toute la population ne peut pas venir saluer. Je crois que dans chaque groupe de personnes, il y a des leaders. Et on peut désigner des personnes pour venir saluer. Aussi il y a des gens qui ne peuvent pas avoir accès au palais », a-t-il ajouté.

Guy-Michel Bolouvi, correspondant

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