Politique

Procès putsch 2015: “Quand un homme n’est pas d’accord, il dit non” (Gilbert Diendéré)

Le soutien ou non de la hiérarchie militaire au coup d’Etat continue de faire débat ce vendredi matin à l’audition du général Gilbert Diendéré. Pour le parquet, la hiérarchie ne pouvait pas s’opposer frontalement au général à cause des rapports de force du moment.

“Je ne sais pas, de quelle force je disposais en ce moment. La hiérarchie militaire avait toute l’armée avec elle. Quand un homme n’est pas d’accord, il dit non”, a affirmé l’accusé.

Il continue en faisant cas de sa propre expérience. ” En 1983, lorsque le Premier ministre Thomas Sankara avait été arrêté par le même Jean Baptiste Ouédraogo dont on parle, je me suis retranché au camp Guillaume avec une trentaine d’hommes pour nous opposer tant bien que nous savons qu’on pouvait nous liquider. Et nous avons tenu jusqu’à ce que une solution soit trouvée”.

Et au parquet de rétorquer: “Mon général j’espère que vous n’avez pas oublié le cas de Koudougou en 1987 où il y a eu un massacre”.

” Ce n’est pas la même chose, le rapport de force n’était pas le même”, répond le général.

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