Politique

Procès du putsch de 2015: ” la cinquième colonne m’est totalement inconnue” ( (Le Général Djibril Bassolé parle au journal Le Pays)

Conditions de résidence surveillée, accusations contre lui dans le procès du putsch… Dans une interview donnée à nos confrères du quotidien « Le Pays », paru ce lundi 30 juillet, le général Djibril Bassolé parle.

« La résidence surveillée a totalement vidé de sa substance, la décision du juge de m’accorder une liberté provisoire eu égard de l’état de mon dossier judiciaire. Malgré les exactions et les privations incompréhensibles qui dépassent de loin les exigences de la procédure judiciaire, je place ma confiance en Dieu.

Les épreuves de la vie sont faites pour chacun de nous. Elles ne doivent pas ébranler notre foi et nos convictions » explique le Général Djibril Bassolé sur ses conditions de séjour à la cité des officiers de Ouaga 2000. À l’en croire, presque tout lui est interdit : accès aux soins, internet, pratique du sport. « Aujourd’hui, je ne peux même plus jouer aux boules dans la cour de la résidence » s’indigne Bassolé qui dénonce des conditions arbitraires.

Par rapport au procès du putsch manqué, à la barre, certains prévenus semblent vous enfoncer davantage ?

 

Comment réagissez-vous à cela ? n’a pas manqué de demander Drissa Traoré, le journaliste du quotidien qui a eu l’entretien avec le général.

«J’aurais bien aimé vous donner quelques explications mais par respect pour le Tribunal qui recevra bientôt ma déposition à ce sujet, je ne saurais le faire avant d’être entendu à la barre. Toutefois, je réitère mon innocence comme mes avocats et moi-même l’avions toujours clamé depuis le début de la procédure hyper médiatisée à dessein. Nous aurons bien entendu l’occasion de démontrer et de prouver devant le tribunal et le peuple burkinabè notre innocence et les évidentes manipulations de ce dossier d’une manière générale» plaide Djibrill Bassolé.

«Il ressort que vous aviez une cinquième colonne au sein de l’ex RSP ; en témoignent les déclarations de Koussoubé Roger dit le Touareg. Qu’en est-il exactement ?» relance le journaliste.

« Celui qui a fait ces déclarations vous expliquera certainement mieux que moi. Je peux simplement dire que les différentes fonctions que j’ai eu à occuper dans le domaine de la sécurité et même des Affaires étrangères, m’ont amené à collaborer avec le RSP dont je salue au passage les compétences techniques et professionnelles. Ceci dit, la cinquième colonne dont vous parlez, m’est totalement inconnue. Vous savez, ce n’est pas la première accusation dont je suis victime » rétorque le Général.

« Le procès sera pour moi également l’occasion d’expliquer les choses telles que je les ai vécues. Il importe à présent de bien comprendre et de sauver ce qui reste de la cohésion et du caractère opérationnelle de notre Armée » a ajouté Djibril Bassolé

Sur la question du règlement diplomatique de la supposée implication de Guillaume Soro dans cette affaire, Bassolé souhaite ne pas se prononcer, car «n’ayant pas été associé à une telle entreprise» et espère que cette affaire n’entache pas les relations entre les deux pays. Il souhaite également que les Burkinabè de l’extérieur puisse voter en 2020.

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