Politique

Présidentielle 2015 : « Une fois élu, nous allons suspendre le continuum », Me Bénéwendé Sankara

A deux jours de la fin de la campagne électorale en vue des élections du 29 novembre prochain, Radio Oméga reçoit comme invité Me Bénéwendé Sankara. Il est le président de l’UNIR/PS et candidat à la présidentielle. Il nous parle de son programme de gouvernement.

Quel est votre sentiment pour une n ieme participation à l’élection présidentielle au Burkina Faso ?

Cette fois-ci je me présente à nouveau pour la troisième fois avec la conviction que je dois en principe gagner ces élections pour la simple raison que le travail de maturation, le travail de mobilisation, le travail d’éveil des consciences, le travail politique que j’ai mené depuis 15 ans à donner des fruits, a donné des résultats. J’ai été chef de file de l’opposition politique. Cela a permis l’émergence d’autres forces politiques, le CDP s’est même cassé et à donné naissance au Mouvement du peuple pour le progrès (MPP).

Ensemble nous avons déboulonné le régime de Blaise Compaoré, mais maintenant il faut lui alterner par un changement que nous, nous proposons qui est celui Sankariste.

Une troisième fois que vous vous présentez, votre programme n’est plus nouveau. Qu’est-ce que vous prévoyez dans votre programme post Compaoré ?

Nous avons prévu 10 priorités. La première, c’est de restaurer l’autorité de l’Etat, ensuite il faut sécuriser le Burkina Faso. Il faut rendre la justice, relancer l’économie en mettant l’accent sur les secteurs sociaux de base comme beaucoup de gens le disent, mais avec notre touche particulière.

Il faut faire en sorte pour que notre diaspora puisse effectivement contribuer au développement du Burkina Faso, la mère patrie. Il faut prioriser la femme, la jeunesse parce que cette jeunesse s’est insurgée. Voilà pourquoi d’ailleurs je dis que je suis le candidat des insurgés, parce que les aspirations et les attentes des Burkinabè sont très nombreuses, sont à la limite à la hauteur de l’insurrection.

Vous avez des adversaires et pas des moindres, quels sont vos atouts ?

Me Sankara est propre, très propre. Me sankara est resté digne et intègre. Me Sankara est resté constant dans sa lutte politique. Me sankara aujourd’hui, voudrait défendre un projet de société qui est à l’image de ce que les Burkinabè dans leur ensemble veulent. Me Sankara n’a rien à se reprocher. Me Sankara n’a pas été comptable  de ce que Blaise Compaoré a fait.

Me Bénéwendé Sankara est un avocat bien connu dans le système judiciaire Burkinabè souvent appelé l’avocat des causes perdues, une fois que vous serez élu le 20 novembre, quelle sera votre priorité pour la justice Burkinabè ?

Nous, nous pensons qu’il faut réhabiliter la justice dans ses lettres de noblesse, parce que la justice est le rempart de toutes les libertés.

En faisant quoi ?

En faisant en sorte qu’au regard de la séparation effective des pouvoirs, nous puissions mettre la justice au service du justiciable.

Les Burkinabè attendent une nouvelle Constitution des autorités qui viendront après le 29 novembre. Si Me Sankara est élu quelle est la réforme qui vous tient à cœur dans cette Constitution ?

Nous allons appliquer les recommandations qui sont issues de la commission des réformes et de la réconciliation. Ce que nous allons proposer dans notre Constitution sera le fruit du consensus politique.

Qu’est-ce que Me Sankara propose aux Burkinabè en ce qui concerne l’éducation ?

Nous avons dit qu’une fois élu, nous allons suspendre le continuum. Nous allons faire en sorte que le goulot d’étranglement  qu’on a à l’université soit débloqué parce que l’Etat a été incapable de gérer la crise universitaire.

Les maux de l’éducation Burkinabè ne se limitent pas au continuum et à l’université, est ce qu’il n’y a pas de problèmes plus profonds que cela ?

C’est une question de vision, j’en conviens avec vous. Parce que pour nous l’éducation va du préscolaire à l’université. L’éducation va de la naissance de l’enfant jusqu’à la mort. Et nous, nous voulons que le Burkinabè soit un homme doté de valeur que nous allons mettre dans les circulas.

Quelle est votre politique de santé ?

Nous avons mis l’accent sur le fait qu’il faut prendre de zéro à 5 ans l’enfant et sa maman dans la gratuité total des soins et des médicaments.  Nous avons pensé aussi qu’il faut aujourd’hui rendre plus accessible les médicaments dont revoir la politique de la CAMEG. Nous avons aussi pensé qu’il faut surtout former. Il y a une idée qui me vient en tête, même à l’école primaire, mettre un infirmier à la disposition des écoles. Nous mettons aussi l’accès sur la prévention si fait que nous pensons qu’il faut d’abord une qualité de vie à tous les Burkinabè.

Il n’y aura pas d’un coup KO à l’Unir/PS ?

Ceux qui parlent de coup KO sont malheureusement ceux qui frappent souvent en dessous de la ceinture.

Cela voudrait dire ?

Cela veut dire qu’ils utilisent des moyens que l’UNIR/PS n’utilise pas.

C’est quoi ces moyens ?

Observez !

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