Politique

Missa Hébié inhumé samedi à Ouagadougou, grande mobilisation du 7e art au cimétière

Le réalisateur Burkinabè Missa Hébié, 67 ans, décédé mercredi de suite d’un malaise sur le plateau de tournage de sa dernière série a été inhumé samedi soir au cimetière municipal de Gounghin à Ouagadougou.
Tristesse et émotion. Le clap de fin pour Missa Hébié au cimetière municipal de Gounghin. Des parents de Missa Hébié, des proches, des collègues du monde du 7e art, tous étaient au cimetière pour dire « aurevoir » au réalisateur de la célèbre série « Commissariat de Tampy ». D’ailleurs, des comédiens propulsés par la série étaient là. « Vous-même vous voyez ? Vous m’avez connu par quoi ? Par la série « Le Commissariat de Tampy » qui m’a révélé. Je dois tout à Missa Hébié. Je ne peux pas être ingrat » a déclaré Eugène Bayala dit Oyou.

« C’est grâce à lui que la série a eu de l’ampleur en Afrique et dans le monde. On dit qu’un artiste ne meurt pas, mais Missa Hébié va laisser un vide qu’il faudra combler », a laissé entendre Joseph Tapsoba dit Chocho, un autre comédien de la série.

« Nous nous sommes suivis comme si nous étions des jumeaux. Je ne peux pas l’appeler par son nom. On avait un petit sobriquet. Quand je dis « boy », il me comprend, quand je dis « boy », il comprend », révèle Dieudonné Dah, ami de longue date du réalisateur.

Le monde du cinéma reconnait le talent de l’artiste. « Il nous quitte en plein chantier d’une nouvelle série. On ne peut pas ne pas être touché par ça. C’est une dynamique très forte d’un abatteur de travail qui s’en va », a confié Gaston Kaboré, un poids lourd du cinéma Burkinabè, Etalon d’Or de Yennenga, Fespaco 1997.

Le ministre de la Culture et le porte-parole du gouvernement ont tenu à rendre un dernier hommage au cinéaste. Missa Hébié qui a travaillé comme réalisateur à la télévision nationale était très créatif selon le ministre de la communication. « C’est surtout quelqu’un extrêmement créatif qui, à la fois a illuminé notre télévision en tant que praticien mais également en tant que créateur. La présence de ses collègues montre à quel point il a été un point important pour notre cinéma », a affirmé Remi Dandjinou.
Le monde du cinéma perd encore une de ses valeurs sûres après le décès d’Idrissa Ouédraogo, un autre grand nom du cinéma Burkinabè en février dernier.

Lamine Traoré

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *