Politique

Loi de finances 2019 : Le thé, le café, les billets d’avion… désormais taxés

Le budget de l’Etat exercice 2019 a été adopté le mardi 18 décembre 2018 par l’Assemblée nationale est un «budget pro-pauvres », selon la ministre de l’Economie et des Finances, Rosine Sory Coulibaly. Après les élus nationaux, elle était face à la presse jeudi matin pour expliquer l’élaboration du budget, notamment les nouvelles mesures et reformes opérées.

«Ce budget est un extrait de la tranche triennale 2019-2021 élaboré dans un contexte d’insécurité. Le climat social qui manque de sérénité, la demande sociale forte alors que nous n’avons pas d’espace budgétaire», explique la grande argentière.

Objectif globaux, le défi de réussir un taux de croissance de 6%, selon Rosine Sory Coulibaly : « En 2016, nous étions à 5.4 ; 2017 : 5,9 ; 2018 : plus de 6% ; idem en 2019. Le potentiel est là malheureusement la sécurité pèse beaucoup. Le déficit budgétaire. Quand vous n’avez pas d’espace, il faut aller vous endetter. »

Il y a une baisse significative des investissements entre 2018 et 2019, une baisse de plus de 20% des investissements exécutés de façon générale et une baisse de plus de 30% des investissements exécutés par l’Etat. Les dépenses d’investissement se chiffrent à plus de 628,057 milliards de francs cfa en 2019, contre plus de 790,555 Fcfa en 2018. Une baisse nette de plus de 162 milliards de francs cfa.

Une baisse pourquoi ? «Parce que le budget est absorbé par le fonctionnement de l’administration et il n’y a pas de marge pour financer certains secteurs importants. Par contre, il y a un certain nombre de secteurs porteurs dans lesquels les investissements seront maintenus », explique la ministre de l’Economie et des Finances.

De nouvelles taxes sont annoncées par le gouvernement à compter de 2019, afin d’élargir l’assiette fiscale. Sont entre autres prévues dans ce cadre la taxe sur les véhicules à quatre roues, les produits de parfumerie, le thé, le café, les boissons, les billets d’avion, les armes. «On a vraiment choisi des secteurs qui ne sont pas concernés par des personnes vulnérables vivant en milieu rural qui manquent de minimum vital. Ce n’est pas une imposition comme le pensent certains, mais il s’agit suivant des priorités de permettre à nos mamans et nos enfants vivant au village d’avoir au moins des repas chauds par jour », rassure Rosine Sory Coulibaly

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