Politique

Le Palais de justice de Manga toujours fermé, les populations de la région en colère

Depuis le 07 juin 2017 le palais de justice de Manga, région du Centre-Sud est au point mort.
Un mois après, et ce malgré les multiples médiations le palais de justice ne fonctionne pas. Entre colère et incompréhension les populations du centre-sud ne savent plus à quel saint se voué.

Depuis des jours, ce sont des mécontentements au sein des populations surtout celles de la province du Nahouri, particulièrement, à Pô, deuxième grande localité de cette région. Le palais est au point mort suite à une altercation entre un agent de sécurité du palais et un autochtone de Manga. Le jeune aurait été « enlevé de force » de la prison par des populations qui ont estimé que c’était « une arrestation arbitraire ». Depuis donc ce 7 juin, pas de service au palais de justice de Manga. La ville de Pô qui relève directement de Manga connait très vite les repercussions de cette crise.
« Nous ne savons pas dans quel pays on se trouve. A cause d’un seul individu, il faut bloquer l’avenir plusieurs personnes. L’Etat doit prendre à bras le corps ce problème de Manga », affirme cet habitant de Pô.

« L’acte posé par la population n’est pas bien mais il y a eu des excuses. La justice doit mettre de l’eau dans son vin. Dans le Nord du pays il y a des militaires qui sont morts, mais est-ce que les autres ont refusé de travailler ? D’assurer la sécurité des populations ? », s’est interrogé cet autre habitant.
En ces temps de dépôts des concours de la fonction publique, c’est un véritable coup dur.
« Franchement c’est une situation déplorable pour nous qui sommes à Pô. Pour se déplacer et aller à Manga déjà ce n’est pas facile et encore qu’il y a ce problème, tout devient compliqué pour avoir nos papiers. L’affaire-là, c’est à Manga ça a eu lieu mais nous sommes tous en train de payer », s’est indigné cet habitant.
« Ils disent qu’ils sont là pour la justice mais ce qu’ils font c’est de l’injustice c’est tout un problème », lâche cette élève.

Pour de nombreux habitants du Centre-Sud, c’est de l’injustice. Sinon, comment comprendre qu’en dépit de l’appel du gouvernement et du pardon demandé par les femmes de Manga les travailleurs de la justice continuent de pénaliser les populations ?

Donal Dowahi, correspondant dans le Nahouri

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