Politique

“Je me représenterai en 2020 ( Roch Kaboré, president du Faso)

Le président du Faso Roch Kaboré a accordé un grand entretien télévisé dimanche soir de 20H30 à 22heures moins le quart aux journalistes Jean Emmanuel Ouédraogo de la RTB, Aubin Guébré de Bf1 et Ismael Ouédraogo de Burkina Info. Bilan à mi-parcours du mandat présidentiel, traitement des revendications syndicales, lutte contre le terrorisme, affirmation de l’autorité de l’Etat, ont entre autres été au menu de cet entretien télévisé.

D’abord, l’une des informations principales qui ressort de cet entretien de plus d’une heure est la candidature du président pour la présidentielle de 2020. A ce sujet, le président du Faso a indiqué qu’il se battra pour réaliser son programme et qu’il se représentera en 2020.

L’une des grandes attentes de cette élection est la question du vote des Burkinabè de l’étranger qui a été au cœur d’un échange entre le président et l’opposition. A ce titre, Roch Kaboré rassure que c’est un engagement qu’il a pris et sur lequel il ne recule pas. « Tout sera mis en œuvre pour qu’ils(les Burkinabè de l’étranger) participent à ces élections », a précisé le président du Faso.

Actualité oblige, la question des revendications syndicales notamment la grève des fonctionnaires du ministère de l’économie et des finances a été longuement abordée lors de cet entretien.

A cette occasion, le président du Faso a solennellement demandé aux syndicats du ministère de l’économie et des finances de lever leur mot de grève, de reprendre le travail et de toujours privilégier la voie du dialogue. “Il n’y a pas de raison pour que nous ne puissions pas dialoguer”, a rappelé le président du Faso.

Parallèlement aux questions de revendications, il s’est aussi prononcé sur la question du fonds commun (bonus accordés notamment aux travailleurs du ministère de l’économie) ainsi que la masse salariale des agents publics de l’Etat de façon générale.

Abordant la question du fonds commun, il estime qu’il faut revoir un certains nombres de choses. « Nous pensons que telles que les choses sont faites, il faut revoir pour qu’il y ait conformité avec le budget. Ce n’est pas une question de jalousie, mais c’est la capacité du budget à supporter cela », a indiqué Roch Kaboré.

Dans la même optique, il précise que le Burkina est déjà largement au-dessus de la norme de l’Uemoa en termes de masse salariale.

Parlant de l’autorité de l’Etat et de son style de gouvernance, le président du Faso rassure qu’il y a bel et bien une autorité au Burkina contrairement à ce que une certaine opinion pourrait penser.

« Il y a bel et bien une autorité, le bateau est bien mené, celui qui estime que ce n’est pas bien mené il n’a qu’à se tromper et il saura que c’est mené », a tranché le président du Faso.

Revenant sur la question des marchés publics mal exécutés par des entrepreneurs, Roch Kaboré est formel : ” Tous ceux qui n’exécutent pas correctement les travaux, nous devons les blacklister “, a-t-il précisé.

Et sur la question liée à la lutte contre l’insécurité de façon générale et le terrorisme de façon particulière, Roch Kaboré rassure que « Tout est mis en œuvre pour que nous puissions terminer avec le terrorisme ».

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