Politique

Ce qu’il faut retenir de Roch Kaboré sur savane FM

Le président du Faso Roch Kaboré était l’invité ce samedi  de 8h à 10h de l’émission « 100 minutes pour comprendre » de « Savane FM ». Etat de mise en œuvre du PNDES, réduction du train de vie de l’état et des questions d’actualité ont été au menu de cette émission interactive.

 

Première information qui ressort des deux heures d’échanges, le référendum sur la Constitution aura lieu en 2019. Pour ce qui est du nouveau code électoral, il existe encore deux points de désaccord avec l’opposition qui doit faire l’objet de discussion d’ici la semaine prochaine, selon le chef de l’Etat.

 

Mais qu’en est-il de la fronde sociale ? Il faut donner le temps aux recommandations de la conférence d’être appliquées. “Vous savez bien que je ne peux pas refuser de recevoir quelqu’un. Encore faut-il que la personne en manifeste l’envie.», a ajouté Roch Kaboré à propos du dialogue qui serait rompu avec les syndicats du ministère des Finances.  Concernant le fonds commun, le président du faso a traduit son attachement à une certaine équité de traitement des fonctionnaires. :

 

” Vous journalistes de Radio, les médecins, les enseignants, tous autant que nous sommes, nous travaillons tous pour le Burkina. Il ne peut donc pas y avoir certains d’entre nous qui vont dire que ce qu’ils font pour le pays est plus important que ce que les autres font et donc on doit leur partager une partie des recettes. C’est pour cela, nous disons que tous les travailleurs doivent voir leurs conditions de vie et de travail améliorées et non une poignée qui en plus de leur salaire peuvent percevoir un à six millions de francs Cfa”

 

Abordant la question de l’achat de nouveaux véhicules par le gouvernement, Roch kaboré a indiqué que l’état des anciens véhicules des ministres était critique et qu’il ne pouvait pas resté indifférent face à cette situation.

 

Cité comme témoin, le président du Faso serait-il prêt à comparaître s’il est appelé à la barre du procès du putsch de 2015 ? «On ne m’a pas encore appelé» répond Roch Kaboré soulignant qu’il reste serein et qu’il ne voit pas ce qui peut se dire au procès qui mérite sa présence.

 

Parlant toujours de la justice, Faut-il voir un lien entre l’abolition de la peine de mort et la demande d’extradition de François Compaoré ?

 

« Il ne faut pas mélanger les situations. Le cas François Compaoré est à part et celui de l’abolition de la peine de mort est à part. Pour le cas François, on l’appelle à venir répondre à des accusations qui sont portées contre lui. S’il vient et qu’il s’avère qu’il n’est pas coupable, il sera libéré », a indiqué le président du Faso.

 

Autres dossiers judiciaires abordés avec le président du Faso, les Cas Naïm Touré et Auguste Denise Barry, sur ces deux dossiers, Roch Kaboré brandit la séparation des pouvoirs.

 

“Vous m’amenez sur un terrain qui ne relève pas de mes compétences. C’est un dossier judiciaire et moi je ne suis pas habilité à en parler. Mais il faut recadrer les choses, les réseaux sociaux ne doivent pas être une plateforme de non droit. La loi est claire il ne faut pas violer les principes, si nous enfreignons la loi, nous serons interpellés et moi je n’y peux rien. C’est à la justice de trancher.”, a indiqué Roch Kaboré.

 

Et sur la polémique autour de sa participation à l’émission en mooré, Roch Kaboré a tenu à rassurer les Burkinabè qu’il ne faisait aucune discrimination. «C’est la langue nationale que je maîtrise le mieux» a-t-il expliqué.

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