Politique

Burkina: des habitants des zones « non loties » disent se sentir menacés par des sociétés immobilières

Réunis autour d’un collectif dénommé « burkine bil lazaka », des habitants des zones dites non loties de la ville de Ouagadougou estiment que des sociétés immobilières sont en train d’acheter des terrains qui doivent être utilisés lors des lotissements des zones non loties. Ils réclament aussi l’annulation du décret portant suspension des opérations de lotissement sur le territoire burkinabè en vigueur depuis 2015.

En 2015, le gouvernement de la transition a pris en conseil de ministre un décret qui suspend toutes les opérations de lotissements et interdit les attributions de parcelles sur le territoire burkinabè. La raison avancée par le gouvernement à l’époque était que ce décret a pour objectif d’éviter toute manipulation des procès-verbaux des commissions d’attribution de parcelles.

En 2017, cette mesure est toujours en vigueur et les habitants des zones dite « non loties » disent attendre sa levée. Ils comptent sur la levée de cette suspension pour espérer être légalement propriétaire de terrain lors des opérations de lotissements qui se dérouleront Arouna Bonkoungou, secrétaire général du collectif « burkine bil lazaka » estime que les habitants des zones concernées par cette mesure sont actuellement menacés par les sociétés immobilières qui ne font qu’acheter des terrains qui doivent être utilisés lors des lotissements des zones non loties.

D’après lui les actions des sociétés immobilières ne posent pas de problème sur le plan juridique, mais c’est plutôt sur le plan social que cela n’est pas bien, a-t-il indiqué. « Les sociétés immobilières vendent à ceux qui avaient d’autres parcelles ailleurs pourtant les résidents des non loties forment la masse qui n’a rien pour acheter une parcelle. Nous sommes coincés sans infrastructures », a expliqué le secrétaire M. Bonkoungou.

Le collectif burkine bil lazaka a indiqué qu’il ne compte pas rester les bras croisés si leurs doléances ne sont pas entendues.

 

Propos recueillis par Moumouni Yaro

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