Politique

Attaque du café restaurant Aziz Istanbul : « Nous avons poursuivi en vain des soins promis par le gouvernement » (Noëllie Yameogo, une rescapée)

Un an après l’attaque terroriste du café restaurant qui a fait 18 morts dont 7 Burkinabè, des rescapées disent être toujours sous le choc.Noëllie Yameogo, ex-employées du café Aziz Istanbul, est l’une d’entre elles. Au micro de radio Oméga, elle fait part de traumatisme psychologique et déplore un faible accompagnement de l’Etat dans la prise en charge sanitaire des rescapées.

D’une voix enrouée et hésitante, elle explique qu’après l’attaque, il leur avait été dit de venir à l’hôpital pour des soins. Mais ses soins n’ont pas été dispensés à ceux qui devraient en bénéficier. « Nous avons poursuivi (les soins) en vain sous prétexte que le docteur était absent », dit-elle.

Elle déplore aussi la situation économique dans laquelle elle ainsi que les ex employés se sont retrouvés après la fermeture du restaurant. « Nous n’avions même pas l’argent de l’essence, nous étions obligés de nous débrouiller nous-même », a précisé Noëllie Yameogo qui dit avoir subi un sérieux traumatisme. « Après l’attaque, j’avais des absences et des trous de mémoire quand je voulais prendre quelque chose ou faire quelque chose, j’oubliais, mais ça va maintenant », a-t-elle ajouté.

Nous avons été sauvés par un container le jour de l’attaque

Noëllie Yameogo raconte avoir eu la vie sauve grâce à un container dans lequel elle s’est réfugiée en compagnie de trois autres personnes. « Ce jour-là, Dieu m’a amené dans un coin, un container où on était quatre à s’y être réfugiés, donc Dieu nous a sauvé », relate-t-elle.

Le 13 août 2017,  l’attaque du café Aziz Istanbul a fait 18 morts dont 7 Burkinabè.

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