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Allégations d’atteinte aux droits humains à Djibo : “La lutte contre le terrorisme est mené avec professionnalisme, Des groupes armés terroristes se font passer pour des FDS”

Le porte-parole du gouvernement burkinabè Remis Dandjinou a réagi au rapport du 8 juillet 2020, de l’ONG Human Rights Watch (HRW) qui fait des allégations d’atteinte aux droits humains dans la région de Djibo à l’endroit des Forces de Défense et de Sécurité. Les allégations, objets de la publication de Human Rights Watch se situent dans la période de novembre 2019 et avril 2020 et concerneraient la mort d’environ 170 personnes dans un rayon de 50 kilomètres de Djibo.


“Les allégations font une lecture équivoque des efforts mis en œuvre par les Forces de Défense et de Sécurité qui, depuis 2016, font face à une guerre imposée par des mouvements terroristes et des hommes armés non identifiés” commente Remis Dandjinou. Selon son porte-parole, le gouvernement du Burkina Faso tient à rassurer l’opinion nationale, ses partenaires et la communauté internationale, que les Forces de défense et de sécurité, en dépit de la modestie des moyens mis à leur disposition, luttent contre le terrorisme dans le strict respect des règles d’engagement qui régissent leurs actions.


“Ce combat contre le terrorisme est mené avec le professionnalisme et dans le strict respect des engagements du Burkina Faso en matière de droit international humanitaire et de droit de l’homme” affirme Remis Dandjinou.
Et de rappeler que “toutes les fois où, des membres des Forces de Défense et de Sécurité ont été mis en cause par des accusations, des enquêtes ont été immédiatement ouvertes afin de situer les responsabilités et de sanctionner les auteurs”.


Le porte-parole du gouvernement révèle que des groupes armées terroristes, après s’être emparés de certains matériels et tenues militaires des Forces armées, se sont spécialisés dans l’instauration de la confusion, en se faisant passer, auprès des populations pour des éléments des Forces de Défense et de Sécurité. “Ils ont même tenté, à certaines occasions, de déjouer la vigilance des Forces Armées Nationales par le port des tenues ou l’utilisation de leurs moyens logistiques. Il s’avère donc souvent difficile pour les populations de faire la différence entre les groupes armées terroristes et les Forces Armées Nationales” explique Remis Dandjinou.
Le porte-parole de gouvernement indique également que la période concernée par le rapport de HRW, correspond également à celle pendant laquelle les attaques et les exactions des groupes terroristes ont été les plus ressenties. “C’est également la période durant laquelle, les affrontements entre ces groupes ont été les plus meurtriers” renchérit Remis Dandjinou.

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