Politique

Affaire Guezouma Sanogo : le chargé de communication de la gendarmerie dénonce une «déclaration de guerre» des organisations de médias

Trois organisations : l’Association des journalistes du Burkina (AJB), le Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (Synatic) et l’Association des bloggeurs du Burkina (ABB), ont, dans une déclaration publiée dans les médias, lundi 15 mai, dénoncé l’agression du journaliste Guezouma Sanogo par un gendarme alors qu’il couvrait la journée nationale du paysan à Kaya. Une sortie aux allures de «déclaration de guerre» pour le chargé de la communication de la gendarmerie le capitaine Hervé Yé qui, sur sa page Facebook, s’est dit indigné par cette sortie médiatique. C’est sur sa page Facebook que le capitaine Hervé Yé directeur de la communication et des relations publiques de la gendarmerie nationale a critiqué les réactions des organisations de médias sur l’agression de leur confrère par un gendarme.

Morceau choisi :

«Messieurs, dames de l’AJB, du Synatic et vous les journalistes qui partager volontiers les opinions de cette déclaration qui a un ton de déclaration de guerre, notre chef suprême et nous tous avons regretté cet incident, avez-vous besoin de revenir là-dessus avec une déclaration qui est de nature à éloigner des professions que nous nous investissons à rapprocher pour le bien des populations depuis de 5 ans maintenant ? Que recherchez-vous ?’’ En lieu donc et place des médias (des voies officielles par lesquelles il pouvait exercer son droit de réponse), le chargé de communication de la maréchaussée a plutôt choisi une autre voie, celle d’un réseau social, pour exprimer son indignation.

« Mettez la plume dans la plaie messieurs dames de l’AJB et du SYNATIC et déplorez la brutalité du geste, mais condamner aussi la méprise et le manque de considération d’un des vôtres », indique-t-il soulignant que cette affaire avait déjà trouvé solution. «Et comme le journaliste à chaque contact avec les éléments de la sécurité a tendance à le défier, croyant que c’est aussi ça le journalisme, il faudra désormais que ces hommes de médias commencent à s’adapter aux consignes sécuritaires et ne pas mettre tout le monde en danger parce que le zèle avec lequel la sécurité travaille permet de sauver de la vie» prévient le capitaine Hervé Yé.

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