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Santé sexuelle et reproductive: 1 milliards de Fcfa pour les jeunes

“Renforcer la capacité des jeunes et des adolescents à exercer leurs droits en matière de santé sexuelle et reproductive” tel est l’intitulé du projet de l’Association burkinabè pour le bien -être familial et l’organisation japonaise pour la coopération internationale en planification familiale, dont le top de départ a été donné mardi par Sika Kaboré, présidente de la Fondation KIMI en présence de plusieurs acteurs dont le représentant résident de l’UNFPA au Burkina et le ministre des affaires étrangères Alpha Barry. Le projet est appuyé par gouvernement du Japon, le Fonds des nations unies pour la population en partenariat avec la Fondation KIMI.

Grossesses précoces, abandon scolaire, avortements, paternité précoce. Voici quelques conséquences liées à l’activité sexuelle précoce des jeunes et les adolescents. Selon des données de la direction de la santé et de la famille, 59% des jeunes âgés entre 15 et 19 ans ont eu leur premier rapport sexuel avant 18 ans et 16% des jeunes de la même tranche d’âge ont eu leur premier à 14 ans. Ce projet qui sera mis en œuvre dans les régions du centre et du centre-ouest, sur trois ans au profit des jeunes et des adolescents est donc favorablement accueilli par les bénéficiaires. “Déjà que le projet a ciblé les adolescents et les jeunes qui représentent plus d’un tier de la population de notre pays, c’est une satisfaction pour nous. Les jeunes sont également contents et ils s’engagent à travailler aux côtés des acteurs de mise en œuvre du projet pour sa réussite” a déclaré Stéphanie Thiombiano est leur porte-parole.


Financé à hauteur d’un milliard de franc CFA, ce projet est conjointement mis en œuvre par la Fondation KIMI, l’Association burkinabè pour le bien -être familial, l’organisation japonaise pour la coopération internationale en planification familiale et le Fonds des nations unies pour la population dans les districts sanitaires de Bogodogo, sig-nonghin, réo et sabou.


L’une de ces missions est de renforcer l’accès des jeunes et des adolescents à l’information et aux services de santé sexuelle et de la reproduction selon Windyam Kaboré, présidente nationale de l’ABBEF. “Le projet à quatre composantes à savoir, comment faire pour que les jeunes est accès à l’information. Pour ce faire, il sera créé des espaces spécifiques pour que les jeunes puissent avoir l’information. La 2e composante est relative à l’accessibilité même des jeunes aux services, aux prestations des médecins. A cet effet, nous allons former toutes les personnes qui participent à l’obtention des prestations dans les centres de santé. Nous allons les former dans la prise en compte des jeunes. C’est une approche jeune et les prestataires doivent être formés afin qu’ils puissent prendre en compte les préoccupations des jeunes et des adolescents, comment il faut les approcher”, a souligné la présidente de l’ABBEF. Les deux dernières composantes ont trait au suivi et au renforcement de capacités des associations chargées de la mise en œuvre du projet.


A la fois bénéficiaires et acteurs, les jeunes et les adolescents ont été invité par la présidente de la Fondation KIMI, Sika Kaboré à s’approprier ce 8e programme de coopération avec le Burkina.

Judith Traoré

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