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Burkina : désormais des normes pour les bouillons

Face à la polémique et dans l’optique de mieux protéger le consommateur burkinabè et assainir le marché, le ministère du commerce, à travers l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) a élaboré une norme sur les bouillons (communément appelés cube maggi) et consommés en collaboration avec Helen Keller international. Après des mois de travail, le comité de rédaction composite a proposé un projet de norme qui a été homologué par arrêté ministériel le 24 février 2020. Ce mercredi 29 juillet, l’ABNORM avec le soutien financier de Helen Keller international ont procédé à la vulgarisation de la norme nationale de spécification sur les bouillons et consommés auprès des acteurs du domaine.

Au Burkina, les bouillons et consommés sont bien ancrés dans les habitudes alimentaires. Selon une enquête réalisée en 2014, 79% des ménages utilisent au moins une fois par semaine le bouillon. L’adoption de la norme nationale de spécification sur les bouillons et consommés ravi le président de la ligue des consommateurs Dasmané Traoré. « Au risque de me tromper, les bouillons consommés au Burkina sont de plusieurs ordres, vous en avez sous forme de plaquettes, en grain, également sous forme de pate. Notre participation à l’élaboration de la norme s’explique de part le fait qu’au jour d’aujourd’hui il y a comme un vide autour de ce bouillon parce que les gens ne savent pas ce que ça contient. Pour la moindre occasion on accuse seulement, c’est les bouillons qui ont fait ceci, les bouillons sont responsables de cela. Il faudrait que l’on sache véritablement qu’es ce que ces bouillons contiennent de façon à rassurer le consommateur et à améliorer son choix. Il n’est pas question de stigmatiser un produit alors que quelque part il peut être utile. Aujourd’hui la composition exacte des bouillons est connue et il faudrait donc que l’on vulgarise comme cela toute personne qui voudrait en utiliser sait de quoi il s’agit, qu’es ce que ça contient, qu’es ce que ça peut lui apporter, qu’es ce que ça ne lui apporte pas. Les jours avenirs naturellement, nous allons essayer de donner l’information par rapport à la composition au consommateur de façon à ce qu’effectivement tout ce mythe qui entoure les bouillons tombe. Il faudrait que nous soyons clair dorénavant là-dessus. Nous avons disséqués les différentes composantes des bouillons, aujourd’hui, nous les connaissons, il y a ceux que nous avons refusés que ça puisse être présents au niveau des bouillons vendus au Burkina et il y a des aussi des éléments que nous avons demandés de réduire ou d’augmenter la quantité », a déclaré Dasmané Traoré.

Six communications seront présentées aux acteurs au cours de cette rencontre organisée par l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM). Le Directeur de la normalisation et de la certification à l’ABNORM, Bakoué Jean-Paul Karama espère une pleine appropriation de la norme par les participants.

La rédaction et la vulgarisation de la norme nationale de spécification sur les bouillons et consommés a été possible grâce à l’accompagnement financier de Helen Keller international. « L’une des missions de Helen Keller international c’est de lutter contre la malnutrition et nous savons que l’un des véhicules c’est à travers la fortification. Helen Keller international a pensé que se serait un bon véhicule pour atteindre cette fortification des aliments. l’objectif ultime c’est de contribuer à la fortification des aliments et à donner aux consommateurs burkinabè un aliment de qualité », a indiqué Jean-Paul Djatsa, représentant résident par intérim au Burkina de Helen Keller international justifiant l’accompagnement de l’ONG.

Judith TRAORE

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